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vendredi 17 décembre 2010

Mon accouchement #2

Dans l'épisode précédent : 

Il est 8h30 du matin, nous sommes toujours le 29 août,  ma valise à la main, j'attends le bus pour rentrer chez moi.



J'ai une sensation d'échec dans le bus. Cette fâcheuse tendance à me dire que je rate tout me revient directement en pleine figure. J'n'arrive même pas à accoucher merde.  On a beau me répéter que c'est normal de faire des allers-retours à la maternité, ça me gave.
En même temps, il est sensé naitre dans une semaine...

Arrivé à la maison, je m'installe sur le balcon et je rumine.
Je crois qu'il ressent mon désarroi, il a l'air de se faire tout petit et me fait de petites caresses comme pour s'excuser.

Mais je boude

Je vais me re-coucher

12h00, le diner est servi. Môman, c'est assez inhabituel, me parle calmement. Elle me regarde avec compassion et inquiétude, ça aussi, c'est nouveau et j'avoue, ça me fait du bien. Mon frère ne dit rien, il a l'air sous le choque depuis hier.  Il n'y a que mon mari pour tenter quelques blagounettes.

Je n'ai pas très faim

Je vais me re-coucher

13h30, une grosse vague de douleur débute dans le bas de mon dos pour atteindre le bas de mon ventre. J'attrape mon coussin, le sert fort. J'arrête de respirer.

Aïe

Dix minutes plus tard, rebelotte. Il faut que je prenne un bain, tout de suite. Je me lève, plier en deux, je me dirige vers la salle de bain. Je fais couler l'eau, je me glisse dedans et j'attends.
Je me rappel ce que la sage-femme nous a appris. Lorsque la douleur arrive, pousser un espèce de gémissement ressemblant à s'en méprendre à un braiment de caribou en rut.
Je m'exécute.
Toutes les cinq minutes je vois une tête se glisser dans l'ouverture de la porte. Relais organiser par Môman et mon cher et tendre.

- Ca va?
- Oui, ça va...

Deux heures que je suis dans cette baignoire. Les douleurs sont de plus en plus fortes mais mon caractère de chieuse me dicte de ne point appeler les sages-femmes, non, je ne les appellerai pas pour rien.
Môman me rassure en me rappelant que tant que je ne perds pas les eaux, il n'y a pas urgence.

Et là, je me pose une question qui me parait plutôt idiote : Comment savoir si je perds les eaux alors que je suis dans l'eau ? Je remarque que Môman se pose la même question. Alors, je sors de cette baignoire et vais me coucher.

Mes cris de caribous deviennent de plus en plus insoutenables pour les oreilles délicates de chacun des habitants de cette appartement. Les douleurs deviennent de moins en moins supportable pour le caribous obèse. Mais non, je n'ai pas perdu les eaux, je n'appellerai pas.

Oh putain! Là, j'y arrive plus. Il est 17h30 environ, je me met à pleurer tellement je ne sais plus quoi faire pour abréger tout ça. Mon mari appelle les sages-femmes et sa soeur. Je n'arrive plus à me lever. Je pleure encore.

Nous arrivons à l'hôpital, même pas besoin de s'annoncer à l'accueil. A force d'aller retour, mon dossier est complet.
Nous arrivons devant la porte des salles d'accouchement. Une sage-femme arrive pour me prendre par le bras. Je lève les yeux vers elle.

- Oh merci mon dieu !  C'est toi !

Et je me remet à pleurer, mais de joie cette fois

la suite très bientôt, ne quittez pas ♥

mardi 7 décembre 2010

Mon accouchement #1

Je prends enfin le temps... Le temps de me souvenir du jour le plus magique, pour ne pas dire mistique tant son déroulement fût presque sans encombre.

Je veux bien sûr parler de la naissance du Prince, de notre Prince mais de MON accouchement.

J'espère que vous êtes bien attachés et que vous avez sorti vos mouchoirs, vous me les prêterez à la fin de cette histoire.

 

Après l'épisode de la fausse alerte, je surveille la moindre petite douleur qui pourrait annoncer son arrivé. Je me sens affreusement lourde mais complètement zen. Merci aux cours de prépa qui reste la seule chose qui ai pu me rassurer.
Nous somme le 28 août, il est 18h00 et je crois sentir une contraction. C'est reparti pour un tour. Je sors mon calepin, un crayon et je note l'heure de chacune des contractions qui suivront. Oui, j'aime être précise. Quand on me dit 5 minutes, c'est 5 minutes. Mon côté suisse, sans doute.
29 août, 2h15 du matin. J'en suis à ma énième contractions. Elles sont espacées de 5 min depuis bien deux heures. Mon mari ronfle affreusement dort tranquillement à mes côtés. Je me lève, m'habille, le réveille doucement et lui chuchote :

-Chou, j'appelle la sage-femme

Il se lève calmement, prends ma valise. Ma belle-soeur nous attends déjà en bas de notre immeuble. Cette fois, ce n'est plus des contractions de chochotte. Je ne rie plus autant que pendant la fausse alerte de la semaine précédente.

Nous arrivons aux urgences. Monitoring en place, et encore cette culotte à fleurs de grand-mère (j'en avais acheter un sacré paquet). J'attends avec impatience l'arrivé du médecin "beau-gosse" tout en sachant pertinemment que j'aurai du mettre une culotte plus seyante. Oui, c'est terrible, alors que je suis sur le point d'accoucher, je veux plaire à l'obstétricien ...on fait ce qu'on peut pour adoucir la douleur hein.

Trente minutes plus tard, pas de médecin, simplement la sage-femme et ses gants. Un petit touché pour examiner le col.

1cm, mou

En gros, j'en ai peut-être pour minimum 9h. La sage-femme me demande si je veux rester.

-Oui oui oui !

Je ne repartirai pas d'ici sans mon bébé cette fois.
Elle nous propose d'aller marcher deux bonnes heures pour accélérer la dilatation. Je suis prête à gravir les Alpes si ça peut aider.

Après 15 allers-retours dans les couloirs vides de l'hôpital (il est 6h du matin), la sage-femme nous installe en salle d'accouchement.
Mouai, on a la baignoire mais pas le magnifique lit rond super moderne avec plein d'accessoires. J'suis un peu déçue. Qu'à cela ne tienne, je m'installe directement dans la baignoire. Sauf que, les baignoires de ce type sont un vrai mystère pour moi et monsieur. L'eau vient de s'arrêter à hauteur de mes fesses... et rien à faire, nous ne trouvons pas le bouton pour redémarrer l'eau. Qui sait, peut-être que c'est normal. Très peu pratique, sachant que j'aimerai bien soulagé la partie au dessus de mes fesses avec de l'eau bien chaude. Certes, il faut quelques litres de plus que la normal pour arriver à ma hauteur de fessier, mais quand même.

Après 10 min d'interrogation sur la hauteur que devrait avoir cette eau, une sage-femme vient à notre secours. Dans le même temps, elle m'invite à un touché (pour le fun).

1cm, mou

Et là, c'est le drame : "Ça risque d'être encore long... vous devriez peut-être rentrer chez vous, vous serez plus à l'aise. Vous avez encore des contractions ?

C'est à ce moment que je remarque que non, ça fait une bonne demi-heure que j'ai aucune contraction.

Il est 8h30 du matin, nous sommes toujours le 29 août,  ma valise à la main, j'attends le bus pour rentrer chez moi.

la suite très bientôt ... que de suspens...

lundi 23 août 2010

3,4 kg de fausse alerte !





Ou comment Gros Bourgeon nous a testé hier soir...

Nous en somme à J-12, même si depuis une semaine je rêve que son arrivé soit plus précoce.
J'y ai cru hier soir.

Depuis samedi, douleur suspecte dans le bas du dos, une espèce de barre m'empêche de bouger à ma guise. J'imagine, avec un peu de nervosité, que c'est tout à fait normal. Aucune inquiétude à se faire, je suis bientôt à terme. Des nouveautés de ce genre, je vais en manger.
La nuit de samedi à dimanche, l'horreur. Je réussi à dormir en tout et pour tout une petite heure éparpillée sur 8h.
Au petit matin, je commence à légèrement imaginer que c'est pour aujourd'hui, ou peut-être demain. Chouette, il sera Lion (oui, j'suis peut-être un peu accro à l'astrologie).
Ce qui est con, c'est que je n'arrive pas à deviner si toutes ces douleurs sont des contractions. La barre dans le dos est toujours là. On y ajoute de temps en temps les fameuses "douleurs de règles", des points de côté, une tête qui tourne et une douleur fulgurante dans la jambe droite.
Nous sommes dimanche, 16h00. J'appelle les sages-femmes. Elle me demande bien sûr le temps entre chaque contraction, sauf que Madame, j'arrive pas à différencier les contractions des autres douleurs. Alors, conseil de la dame : prendre un bain de 30 min à 38°C et rappeler si les douleurs ne passent pas.
Je m'exécute. Je rappelle.
Et là, je tombe sur une autre sage-femme qui m'explique que les "douleurs de règles", c'est sans doute ça mes contractions, qu'il faut que je me couche dans un endroit tranquille, que je me repose et que je compte.
Ok, je m'exécute.
18h une contraction
18h32 une autre
18h47 encore une
pis une autre à 18h58 / 19h07 / 19h15 / 19h27 / 19h33...1h30 plus tard ... 20h49 / 20h54
C'est bon là, on est à 5min d'écart entre chaque contraction. GO GOLDORACK GO !
J'arrive maternité de mes rêves. Je suis là, j'accours !

Je remarque qu'aucun de nous ne stresse. M.DeCons se marre, je me marre. On est coordonné. Il prend mon sac, je prend mon bidon. Il appel sa soeur pour nous conduire, je fais des bisous à Moman. Même mon petit frère m'en a fait un.
Nous partons avec Belle-Soeur. Dans la voiture on se marre.
Il est 21h40
Nous arrivons à l'hôpital. Des sourires partout. M.DeCons se permet même quelques petites blagounettes avec la sage-femme. J'ai juste honte de montrer ma grosse culotte à fleur XXL, achetée spécialement pour l'occasion.  La sage-femme lance le CTmachintruchose qui calcule le battement de cœur de Gros Bourgeon.
Elle s'en va, laissant la place à UN SUPER BEAU-GOSSE de médecin de garde. Et là, je pleure intérieurement de honte, moi qui suis couché comme une baleine échouée...avec une grosse culotte à fleur.
Allez, il en a sûrement vu d'autre.
Après un questionnaire poussé, quelques touchés, une écho et deux suppositoires, on nous renvoie à la maison, moi, mon mari et mon bidon.

Gros Bourgeon ne faisait que s'entrainer !

jeudi 20 mai 2010

6éme mois : On visite, on signe, on espère

Me voici donc entré dans le sixième mois de grossesse depuis une bonne semaine



Ce sixième mois qui à réussi à me faire tilter sur tout ce qui me restait à faire avant la date fatidique du "terme".
La Chambre
J'ai commencé par prendre les mesures de la chambre de bébé. Je me suis rendu compte qu'il dormira et jouera dans un espace de 9m2. Ce que je trouve pas mal pour un être humain mesurant un demi mètre à sa naissance.
Certes, ça grandit ces bêtes-là, mais j'espère bien d'ici là devenir richissime et trouver un appartement encore plus grand.

L'assurance Prénatale 
Parce que ces assureurs sont vraiment des enflures malins, vaut mieux s'y prendre 3 mois avant la naissance, sinon, prout prout si il y a souci. Alors, je fais mumuse. Nous avons décider de choisir l'assurance qui nous offrira le plus de cadeaux. Bah oui, de toute manière, c'est tous des enflures honnêtes assureurs qui finalement assurent la même chose pour des prix différents, vive la concurrence !

Fille ou garçon 
La grande question du moment. Ma gygy d'amour essaie tant bien que mal de trouver le sexe de ce beau grand bébé, mais rien à faire, ma couche de graisse ventrale (qui date d'avant-guerre) ne laisse passer aucun indice. Par contre, bébé affiche fièrement de très longs tibias, il aura au moins ma taille (voir sûrement plus). Un petit mètre nonante ce serai classe ! (enfin quatre-vingt -dix... hum hum).

Visite des salles d'accouchement
Et choisir mon accouchement, tant qu'à faire. Même si on ne choisit pas toujours au moment venu.
Nous avons donc visité les salles d'accouchement hier soir au centre hospitalier de Beaumont, à Bienne (en Suisse). De belles grandes salles munies de plein de machin.
Une baignoire pour l'accouchement dans l'eau, un grand lit de reine rond et modulable pour un accouchement couché, des lianes pour un accouchement debout, un siège maya pour l'accouchement assis. Rassurant. Par contre, j'ai commencé à m'imaginer là-dessus et, hum, flippage.

Inscription aux cours préparatoires d'accouchement
J'avais donc le choix entre le classique et la préparation dans l'eau. J'ai pris les deux ! Tant qu'à faire. Comme j'ai bien envie d'accoucher dans l'eau, autant se préparer.

Voilà le programme du sixième mois de ma tendre grossesse, qui, finalement, se passe pas trop mal. A part que depuis 1 semaine, j'ai du mal à marcher plus de 15 min. Mais paraît-il que c'est tout à fait normal.
De plus, bébé gigote plutôt bien, ce qui est rassurant :-)