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mardi 14 février 2012

Moi, j'veux rien pour la St-Valentin



Le sujet fait débat depuis belle lurette. Chaque année, c'est la même rengaine :
"Ah non han, moi je fête pas la St-Valentin han, c'trop commercial quoi"
"Chéri, t'as pas oublié quelques choses ? "
"Oh P'tain, 3h d'attente pour une rose... pfffff "

C'est vrai que depuis le temps, la St-Valentin est devenu, on va pas se mentir, la moitié du chiffre d'affaire annuel du fleuriste. C'est fort dommage pour eux dans le fond. Cela voudrait donc dire que le reste de l'année, trop peu d'amoureux s'offre des fleurs. Vous me direz "y'a pas qu'les fleurs dans la vie", certes. Un "je t'aime" c'est gratuit et normalement ça ne se fane pas après une semaine. Normalement.

Mais la complexité humaine veut que chacun d'entre nous vivent l'amour et les joies du couple de manières différentes. Il y a ceux qui aiment les mots, et d'autre, les petites attentions. Et comme souvent, on demande ce qu'on a rarement.

Prenons mon cas ( pour changer ). Des "je t'aime", j'en ai à la volé, environ 15-20 fois par jour. Je ne m'en plaindrai pas, rassurez-vous. Des petites attentions, j'en ai aussi. Beaucoup de chocolat. Je soupçonne d'ailleurs M. Mon Mari de vouloir entretenir mes bourrelets. Des "qu'est-ce que t'es belle", là encore, bingo, le matin au réveil et le soir en se couchant.

Et alors, qu'est-ce que j'veux de plus hein ?

Bah rien, juste rien. C'est bien aussi "rien". Quelques heures pour moi, seule. Parce que c'est rare. Et comme dit plus haut, on demande ce qu'on a rarement.
Mais juste un jour. Non pas plus. Ou peut-être quelques heures par semaines. Je ne sais pas.
Ce n'est pas un appel "au secours" comprenons nous bien.
J'ai remarqué ces derniers temps une certaine compassion de mes lectrices et lecteurs.
Je vous rassure. Certain jour, vous avez peut-être l'impression que j'suis au bord du gouffre, peut-être.
Que nenni. Tout passe très vite chez moi. Et le jour où je n'irai vraiment pas bien, mais vraiment, je fermerai sûrement ce blog.

Mais là, tout de suite, je vais bien ! Même il y a deux semaines, j'allais bien.
Et en ce jour de St-Valentin, je remarque que ma vie est belle, que j'ai deux trésors à la maison et qu'on ne peut définitivement pas tout avoir. Et tant mieux, au moins, on sait quoi demander à la St-Valentin, à Noël, à son anniversaire et toutes ses fêtes que j'aime beaucoup. 

Alors, en couple ou célibataire, je vous la souhaite quand même bonne, cette St-valentin ♥

vendredi 27 janvier 2012

L'amour, c'est comme du mimosa

Après avoir virtuellement assassiné M. Mon Mari il y a quelques jours, je tiens à rétablir les choses avec ce petit billet.

La perfection n'existant pas, forcément, lorsqu'on se mari avec l'être chéri, on peut s'attendre à quelques remous, des petites tempêtes. Si je m'étais mariée avec l'espoir de changer M. Mon Mari, cela aurait été une grossière erreur et surtout une utopie. Le voir évoluer, là, c'est autre chose.

Comme je le dis souvent à ma belle-soeur, il est assez grand pour savoir ce qui est bon ou pas de faire. Je ne suis pas là pour lui apprendre à vivre.

Il sait ce que je risque de ne pas accepter et ce qui me rendra sans doute la plus heureuse des femmes.
Et bien sûr, je sais aussi ce qu'il faut éviter avec lui et ce qui lui procure le sourire.
En plus de cela, moi qui pensait ne jamais me marier, si lui a réussi à me faire changer d'avis, c'est qu'il doit bien avoir quelques choses d'unique.

Certain jour, c'est vrai, c'est la lutte. Certain jour, j'ai envie d'aller en sens inverse. Juste pour l'emmerder, juste parce que c'est un jour comme ça, juste pour ne pas faire d'effort. Certain jour, je trouve que c'est injuste parce que je suis certaine d'être la seule à faire des efforts. Certain jour, j'ai envie de partir loin...

Mais jamais pour toujours !

Bah oui, j'l'aime ce mec. Je l'adore, j'le kiffe, j'suis love, raide dingue.
Parce qu'il est lui, avec sa tête de con. Parce qu'en public, il ne peux pas s'empêcher de sortir la phrase qu'il ne fallait pas. Parce qu'il fait son dur alors que c'est un chamalow dans le dedans de lui même. Un vrai chamalow sur lequel on fait dégouliné du chocolat. Parce qu'il a un coeur, un vrai. Parce qu'il est bourré d'idée reçu mais que c'est tellement simple de les brisés. Parce qu'il me trouve belle. Parce qu'il m'aime et me le répète chaque jours, chaque heure, parce qu'il est le père de mon fils.

J'l'aime ce mec
car lorsque deux petites écolières sonnent à notre porte pour vendre du mimosa
il pense à moi


mercredi 21 septembre 2011

Avant, nous étions deux... maintenant nous ne somme plus qu'un


Après avoir lu l'article de @MèreBordel "Comment sauver son couple après une naissance", j'ai vite compris qu'il fallait que j'extériorise certaine chose sous peine de me retrouver totalement irrécupérable et rempli de haine envers le père du Prince, c'est à dire, mon mari.

On a beau s'y préparer, se promettre un tas de choses, penser qu'on ne sera sans doute pas comme tout le monde, la naissance d'un enfant c'est joie, bonheurs, doute, gros doute, remise en question et éloignement conjugale.

Enfin, remise en question, c'est l'étape final avant de peut-être sauver les meubles.
Non, avant, il y a quelques étapes qui ont sans doute fini par me miner, malgré ma capacité à relativiser, à voir le bon partout, à tenter de comprendre, de me mettre à la place de l'autre, d'imaginer ce qu'il peut penser.

La naissance de mon fils, c'était phénoménal, un feu d'artifice, un gouffre d'émotion, un rêve enfin réalisé. Je me suis très vite rapproché de mon mari, nous étions trois, contre tous, car notre histoire qui parait sans doute banal vu de l'extérieur, a fait renaître quelques rancœurs. Je n'irais pas jusqu'à parler de jalousie, mais le bonheurs, tout le monde le sait, ce n'est pas vendeur. Alors, nous espérions un peu de fierté de nos proches, nous avons reçu une liste de changement à faire dans notre comportement pour être de meilleurs parents. Traduction : vous êtes des irresponsables, faire un gosse avec vos têtes de cons.

Bon, j'exagère sans doute, mais c'est comme ça que je l'ai ressenti...

Il faut dire que la situation, au moment de découvrir que j'étais enceinte,  pouvait laisser penser qu'un enfant n'était pas le bienvenue. Je m'étais lancé dans un projet qui nécessitait beaucoup de temps avant d'être viable et mon mari était au chômage. Nous vivions au jour le jour, sans vraiment faire dans le long terme. J'avais carrément fait une croix sur l'hypothèse d'être enceinte vu que nous étions à 32 mois d'essai et rien. Ma mère et mon frère devait emménager chez nous provisoirement pour les mois à venir. Dans un 3 pièces, la place manquait. 

Autant vous dire que l'arrivé du Prince allait être sport !

Pour en revenir au sujet qui m'a poussé à me livrer un peu plus ici, la naissance du Prince avait des airs de "on va pas s'en sortir" et je m'étais préparer à le faire garder une soirée par mois pour retrouver un soupçon de ma forme et un minimum de temps avec mon mari pour ne pas perdre les pédales de notre vie d'avant.

Sauf que je n'avais pas compté sur ma fibre maternelle et mon amour immense pour mon petit. Ni sur le côté maman poule extra fusionnelle qui veut pas perdre une minute de la vie de son petiot d'amour. Je n'avais pas non plus compris que je n'étais pas aussi endurante qu'un cycliste sous EPO, que le soir, oui, j'étais crevée, même si j'ai le plus adorable des fils (très peu de pleurs, pas de colique, les dents sans trop de crise).
Je ne voulais pas voir que j'étais devenue obsédé par mon fils, que mon rôle de maman avait pris le dessus, que mon mari devait comprendre cela.

En gros, ça fait 1 an que je n'ai pas eu, ne serait-ce qu'une heure, de moment seul, complètement seul, avec mon mari.

Mais pour moi, c'est normal. Mon fils avant tout! Le reste peut attendre.
Pourtant, depuis une semaine, j'ai remarqué qu'en fait, lorsque mon mari rentrait du travail, je n'était pas forcément contente de LE voir, j'attendais surtout qu'il prenne le petit pour s'en occuper et moi, je partais fumer clope sur clope. J'étais constamment sur les nerfs.
Je ne pouvais pas me défouler sur le petit, lui, il n'y peux rien. Par contre, mon mari s'en prenait plein la gueule, pour rien finalement, c'était juste ma frustration de la journée que je déversais sur lui.
J'avais besoin de reconnaissance, une reconnaissance permanente. Envie qu'il me trouve belle, qu'il sache quoi faire avant même que je lui dise, qu'il m'amène des fleurs... qu'il me trouve belle... mais comment?

Il partait le matin et revenait en fin de journée, j'étais dans la même tenue, la même coiffure, la même haleine... J'étais affreusement négligée. Qui aurait envie de ça ?

Alors, quand j'ai lu l'article de Mère Bordel, hier matin, j'ai eu un déclic, j'ai remarqué que je n'étais pas seule dans cette situation, qu'il n'y a pas de solution miracle.

Hier, mon mari est rentré et je l'ai embrassé, un vrai baiser. Je lui ai souris, je m'étais habillée, coiffée. Il l'a remarqué, et ça m'a fait du bien. Je l'ai laissé se reposer, je ne lui ai fait aucun reproche, je lui ai dit que je l'aimais, il s'est occupé de notre fils, il est sorti se promener avec lui et j'ai soufflé.

Aujourd'hui, je ferai pareil. A la place des reproches, nous discuterons de nous, de moi, de lui, du futur. Calmement, amoureusement, comme avant.

Elle a raison Mère Bordel, il faut lâcher prise et se laisser porter par l'amour qui fait qu'on l'a choisi lui, et pas un autre !

samedi 15 janvier 2011

Et après tout ça, il est où l'amour de cons

Bonjour les loucoums !



L'heure est au renouveau, aux sempiternelles résolutions que je vais appeler cette année : des buts
Vous me direz "C'est la même chose", à quoi je vous répondrai que je ne fais jamais de régime, je fais juste attention.
Il y a 3 ans et demi, je lançais un blog nommé "mademoiselle-madame", où j'expliquais ma vie de future mariée avec l'homme que je venais à peine de rencontrer. C'était plutôt drôle et rempli de nouveauté (enfin pour moi). Un an plus tard, fraichement mariée, je lançais "Amour de Cons" , parce que mon maris tout nouveau et moi avions comme point commun d'être dans la catégorie "trop bon, trop con", ce que nous avons transformé en "on vous emmerde" pour finir par "c'est nous les meilleurs de toute façon". Slogan que nous répétons au moins une fois par jour.
Ensuite, j'ai commencé à tout mélanger avec ma Doudouterie (e-boutique de doudous) que j'ai lancé 1 ans après notre mariage.
Et pour finir, il y a un an, je devenais une future maman.
Donc si on résume :

2007 : Rencontre de M.DeCons
2008 : Mariage avec M.DeCons
2009 : Création de La Doudouterie
2010 : Naissance de mon Prince

Et après , il y a des gens qui osent dire qu'j'en fou pas une !

Aujourd'hui, que faire de plus ?
Garder le cap !
Parce qu'un mariage, ça s'entretient. Un boutique ça se ravitaille. Un bébé ça demande beaucoup d'amour, de tendresse, d'attention (et plein d'autre accessoires).
Ces trois "occupations" ne demandent qu'à être améliorer et avec l'arrivé du Prince, j'avoue, sans honte, avoir délaisser mari et boutique.
Je vais donc poser mon premier but : organiser ma vie de manière à ne délaisser personne (moi y compris).

Ca paraît peut-être présomptueux de se croire si demandé mais j'ai malencontreusement posé une question somme toute banale à M.DeCons, l'autre soir, lumière éteinte, dans notre lit, après lui avoir fermer les frontières de mon intimité pour cause de fatigue. 

- Chouuuu...
- Quoi ?
- T'es heureux en ce moment ?

La réponse fût sans appel. J'étais devenue (pour lui) quelqu'un de limite tyrannique, stressée et j'avais littéralement oublié son existence. De quoi me remettre les pendules à l'heure. J'ai quand même placé mon lot de reproche, parce qu'il fallait bien dire quelques choses.
Si on observe mieux, il suffit d'analyser ce blog et on peut facilement déduire que oui, Le Prince a prit beaucoup de place, TOUTE la place.
Et c'est normal ! Enfin, pour moi ... !

N'empêche que, j'ai bien entendu la demande de M.DeCons. J'ai "lâcher prise".
Enfin... j'essaie !
Ah bon  ? C'était pas ça qu'il me demandait ?

Peut-être qu'il sera plus heureux lorsque je passerai à la prochaine étape de mon plan : ouvrir les frontières !