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mardi 19 octobre 2010

La dictature du nichon #2













Il est loin le temps où mes journées avait des cycles de huit heures. 
Huit heures de dodo
Huit heures de boulot
Huit heures de Glandouill...o

Depuis le 29 août 2010, nous somme donc passé à des cycles de 3/2/1.
Trois heures de dodo
Une heure de tété
Deux heures de dodo
Une heure de tété
Deux heures de ménage
Une heure de tété
Deux heures de promenade
Une heure de tété
Deux heures de papouilles
Une heure de tété
Etc...

Si le Prince excelle dans la précision des horaires de tétés, il a tenté dernièrement d'agrandir SES citernes (oui, vu la manière dont il s'accroche à mes nibards, je suppose qu'il a décrété qu'ils étaient sa propriété).

Il a bien intégré le principe de la stimulation.

Oui, ce principe expliqué par la sage-femme qui nous enseigne que plus mes énormes nichons seins seront asséchés sollicités  par le Prince, plus la quantité de lait augmentera.

Et je vous dirai que c'est pas passez dans l'oreille d'un sourd ! Oh que non !

Mon Toxico du lait ayant bien intégré la petite astuce, se met à vouloir téter toutes les 1h30 et ce, pendant 24h. Sauf que le jour d'après, Monsieur remarque sans doute qu'il finira par se taper une overdose à cette vitesse et décide donc de ne prendre qu'un sein par tété, reprenant son rythme de croisière de "toutes les trois heures".

Sauf que mes citernes, elles, sont restées bloquées sur 1h30 et font le plein, jusqu'à que j'en déborde. De jour, c'est pas si grave. Par contre de nuit... pas besoin de bain au lait d'ânesse moi, je me baigne dans le mien. Et je vous parle pas des jets, type fontaine, quand j'enlève mon soutif.

Moralité : Les enfants, même nouveaux-nés, comprennent tout...enfin, quand ça les arrange !

vendredi 8 octobre 2010

La dictature du nichon #1

ou comment Le Prince connait mieux que moi le fonctionnement de mes seins...

Oui, j'ai donc décidé d'allaiter. Quoique décider est un bien grand mot. Dirons nous que j'ai suivi les conseils matraqués par les sages-femmes, les prospectus, les médecins et les infirmières. Aucun regret pour l'instant.

L'allaitement, c'est plutôt simple en sois. Vous prenez un nouveau-né, vous le collez à un nichon et paf il joue la ventouse. Pas bien compliqué, n'est-ce pas?
Sauf qu'on remarque assez rapidement qu'un téton, c'est plutôt fragile.
Vous pensiez qu'après avoir connu "Trucmachinchouette" , le mec pas délicat qui confondais pétrissage avec caresse, vous aviez tout connu en matière de douleurs mammaires.
Que nenni !
Une ventouse, ça peut faire certains dégâts.



Commençons par le commencement. Tout d'abord, il y a les angoisses. Pendant ma grossesse, j'imaginais tous les cas de figure (jusqu'au plus tordu). Pas assez de lait? Trop de lait? Explosion des seins? Les fameuses crevasses? Agréable? Voir TROP agréable? Mastite (n'allez surtout pas taper mastite dans google image si vous n'avez pas encore d'enfant...)(c'est un conseil d'amie)(cliquez plutôt sur mastite ici, ça sera amplement suffisant)?
Bref, je m'étais dit que je tenterai l'allaitement et que si ça me plaisait pas, j'arrêterai tout net.

Arrive l'accouchement, (que je ne vous ai toujours pas raconter, certes), Le Prince est là, en bonne santé et surtout affamé.
Paf,  vers 3h du mat, on me le colle sur le sein. Il se boit sont petit Redbull maison (colostrum) et se rendort. Premier contact mammaire plutôt sympa.

Quelques heures plus tard, après un bon gros dodo, je suis bien réveillée. Et c'est repartit pour une nouvelle séance de ventouse sauf que là, l'infirmière m'explique comment ça fonctionne.
Bébé doit avoir la bouche bien ouverte, le nez dégagé, la mâchoire qui bouge, son ventre collé au mien. Moi je dois être bien calé, à l'aise, un coussin sous le coude, tenir bébé d'un bras, me pincer le nichon de l'autre.
Là, je me suis dis "Mewde, ça a l'air bien chiant quand même".



Donc, toutes les trois heures, c'est le même rituelle. Sauf qu'après une première journée, j'ai le téton enflammé. J'apprends qu'il faut faire super attention à la position de bébé, à sa façon de ventouser.
Ok, noté !

Le lendemain, les douleurs sont toujours là, c'est juste un calvaire de lui donner le sein. Je demande un coup de tire-lait parce que j'en peux plus. C'est très drôle le tire-lait. C'est vachement plus marrant qu'un tire-lait de vache, oui, parce que c'est transparent le tire-lait de dame.



Par contre, c'est pas terrible le tire-lait pour Le Prince. Il devient super grognon de ne pas pouvoir tâter du téton. Du coup, je culpabilise. Je lui file mon sein. Je me dis qu'après un accouchement, d'la douleur mammaire c'est du pipi d'chat. J'suis une guerrière bowdel !

Pis finalement, ça se passe bien. Je n'ai plus mal ou très peu. Le Prince ne grogne plus.

Dans le prochain épisode de "La Dictature du nichon" :
ça gonfle, ça fuit et ça se régule !
Le Prince, toxico du lait